Dogmatique, tome 17 PDF

Oriens Christianus, Band 92 Jahr 2008, z. Cette étude, parue début 2009 dans la revue allemande Dogmatique, tome 17 PDF Christianus, démontre qu’il n’en était pas ainsi. Tout chercheur attentif ainsi que n’importe quel traducteur se rend compte du fait que ces compréhensions ne s’accordent pas avec de nombreuses fois où apparaît l’une de ces deux expressions.


Saoudiens sont obligés de faire à certains endroits dans leur traduction. Sans ces clefs de compréhension, la lecture du texte coranique actuel ne peut pas sortir d’un carcan d’obscurités et de contradictions. Au centre des multiples questions qui peuvent se poser, il en est une qui est fondamentale : quand le texte coranique évoque les gens du Livre ou l’appellation de nasârâ, de qui parle-t-il exactement ? Le problème que pose d’emblée l’appellation de nasârâ-nazaréens n’est pas mince. Pourquoi seraient-ils appelés autrement dans le Coran ?

Les chrétiens se seraient-ils trompés d’appellation durant six siècles avant l’Islam ? Certes, on peut le comprendre : tout au long du Coran, les chrétiens sont accusés d’associer à Dieu et sont voués à l’enfer. Or, le premier de ces versets et, implicitement, le second vouent les nasârâ au Paradis. La contradiction est telle qu’en ce dernier verset, nasârâ est rendu par Nazaréens par beaucoup de traducteurs. Le verset devient clair, sensé et cohérent. Et la contradiction avec le verset 82 disparaît. La convergence de ces trois facteurs ne laisse guère de place au doute : on est devant une interpolation.

Mais pourquoi avoir ainsi inséré wa n-nasârâ ? La polémique est fine : ce qui sauve n’est pas le fait d’être juif mais de croire comme Abraham. Nous touchons ici un problème majeur de l’islamologie contemporaine : que peut-on comprendre des polémiques juives du Coran sans connaître l’histoire du judaïsme et des autres courants juifs ? Les liens qui apparaissent entre ces deux mondes ne sont pas des hypothèses. Waraqa ibn Nawfal était prêtre et chef des Nazaréens Il était excellent connaisseur du nazaréisme. Bukhârî ne veut-il pas parler ici des textes rassemblés en un recueil qui s’est appelé plus tard révélation coranique ?

Pour en terminer avec les occurrences du terme nasârâ, il faudrait encore citer les versets 5:14 et 9:30 où les interpolations ne se réduisent pas à quelques mots perceptibles à l’audition : elles sont plus vastes et complexes. Du reste, pourquoi un prédicateur aurait-il dit à des Arabes du début du 7e siècle que parmi les chrétiens, il y a des prêtres et des moines ? Pourquoi les musulmans sont-ils supposés faire partie également des gens du Livre ? La question de la double identité des gens du Livre semble donc réglée.

Une analyse est nécessaire pour situer le problème. Dis : Ô gens du Livre, nous reprochez-vous autre chose que de croire en Dieu et à ce qui est descendu vers nous et à ce qui est descendu auparavant ? Ne faut-il pas que le texte coranique dise que lui-même est également descendu du Ciel ? S’il y a un endroit où cela doit être dit, c’est bien là, et ce sera même dit quatre fois, aux versets 66, 67 et 68. Certes, Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens contre don à eux du Paradis. Ils combattent à mort dans le chemin de Dieu.

Il y a de quoi sursauter. CQEDV_DLPDS, ils auraient mangé de ce qui est au-dessus d’eux et de ce qui est sous leurs pieds. Dis : Gens du Livre, vous ne tenez sur rien tant que vous n’appliquez pas la Torah et l’injîl et CQEDV_DLPDS. On peut écarter les mentions CQEDV_DLPDS.