Des sciences sociales engagées dans l’évaluation des politiques publiques PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Fortement liée à la rationalisation de l’action publique, l’évaluation vise à déterminer dans quelle mesure une politique publique a atteint les objectifs qui lui sont assignés, et produit les impacts escomptés auprès des sciences sociales engagées dans l’évaluation des politiques publiques PDF publics concernés. Qu’est-ce que l’évaluation des politiques publiques ?


Les sciences sociales françaises forment un acteur structurellement marginal de la pratique de lévaluation des politiques publiques. Cest dommage pour la santé de notre système démocratique, car celui-ci doit être étudié et jugé autant sur son fonctionnement que sur ses actes et leurs conséquences. Ce livre offre un ensemble non exhaustif danalyses et de synthèses empiriquement illustrées sur la question de la participation des hommes et des femmes de sciences sociales à des processus concrets dévaluation de politique.

En Europe, l’évaluation consiste généralement à analyser les résultats d’une intervention publique pour savoir si celle-ci a atteint les objectifs qui lui étaient assignés. Dans quels cas l’intervention X a-t-elle le mieux permis à des chômeurs de retrouver un emploi durable, et pourquoi ? Les destinataires des conclusions et recommandations de l’évaluation sont principalement les autorités publiques, mais aussi les institutions démocratiques, leurs partenaires publics ou privés, la communauté scientifique ou plus généralement, les citoyens. C’est la finalité dite cognitive de l’évaluation.

La pertinence : Vérifier que les objectifs d’une intervention couvrent suffisamment les dimensions du problème qu’elle est censée régler. La cohérence externe : Vérifier que les objectifs d’une intervention correspondent ou contribuent à ceux des autres politiques de l’institution ou des autres institutions agissant sur le même territoire ou champs d’activité et ne sont pas à l’inverse en contradiction ou antagonistes. L’efficience: Vérifier que les effets obtenus l’ont été à un coût raisonnable, par exemple en comparaison d’autres types d’intervention. La durabilité : Vérifier que les résultats obtenus ne sont pas des acquis fragiles ou rapidement périssables, mais vont au contraire durer suffisamment longtemps pour être considérés comme véritablement atteints par les bénéficiaires visés. Examiner si l’action menée a permis de faire progresser les capacités et les compétences des opérateurs qui y ont participé.

Elle est particulièrement considérée pour les opérateurs locaux de politiques internationales. Les référentiels sont multiples et dépendent des objets évalués. L’évaluation n’émet pas de jugement sur la conformité d’une intervention à la loi ou aux pratiques de bonne gestion comptable, comme peuvent le faire en France la Cour des comptes ou un corps d’inspection. L’évaluation juge une intervention du point de vue des effets obtenus ou de la solution apportée aux problèmes socio-économiques. Ce sont les vastes programmes sociaux engagés par Lyndon B. Johnson pour éradiquer la pauvreté dans le cadre de sa politique de Grande Société qui servirent de premier champ d’expérimentation grandeur nature à l’évaluation.

Un pionnier de cette approche formelle est le sociologue James S. Coleman, qui dirige en 1966 une étude statistique majeure autour de la ségrégation scolaire, l’  Equality of Educational Opportunity . C’est à cette époque que se développent des évaluations dites expérimentales, qui se veulent semblables à la conduite de tests en laboratoire : les bénéficiaires, des écoliers par exemple, sont suivis sur le long terme et leur parcours comparé à celui de non-bénéficiaires. Dans les années 1990 enfin, en parallèle à l’émergence de la société civile en tant qu’acteur du dispositif de négociation et de conception de l’action publique, l’évaluation s’ouvre à l’ensemble des partenaires puis plus largement des parties prenantes et devient, notamment en France, un outil de dialogue. Par l’ouverture progressive des comités de pilotage aux partenaires, institutionnels ou non, avec qui le jugement est coproduit.