De la paternité et des psychoses : Tome 2, Du psychotique PDF

Il existe également une approche en psychanalyse de la psychose par Sigmund Freud et Jacques Lacan, ainsi qu’à leur suite, par d’autres psychanalystes. Le terme fut toutefois introduit en matière littéraire en 1841 par Karl De la paternité et des psychoses : Tome 2, Du psychotique PDF Canstatt, physicien et auteur médical allemand, dans son oeuvre Handbuch der Medizinischen Klinik. Il l’a utilisé en tant que diminutif de « névrose psychique ».


Freud utilisait les concepts cliniques de castration et de clivage du Moi afin d’appréhender le rejet du père dans les psychoses. Jacques Lacan, lui, fascinait le débat sur la folie avec la forclusion du Nom-du-Père et utilisait les concepts cliniques de phallus et de moment inaugural du miroir. Ces concepts sont-ils pensables sans l’implication d’une position subjective dans la psychose ? Cet essai propose d’interroger l’être du psychotique à l’aune de la paternité et le choix de la psychose à la juste mesure de l’imposture du père. Y a-t-il une condition humaine psychotique ? Alors elle constituerait un véritable désaveu de la science, même celle mécaniciste produite par la psychanalyse.

C’est le psychiatre allemand Emil Kraepelin qui a posé les fondements d’une séparation nette entre troubles psychotiques et troubles névrotiques. Dans l’intention de créer une synthèse des divers troubles mentaux identifiés par les psychiatres du XIXème siècle, il a regroupé les maladies en les classifiant en fonction de leurs symptômes. En psychanalyse, Sigmund Freud a repris la séparation entre psychose et névrose. Eugène Minkovski a abordé les psychoses sous un angle phénoménologique, Henri Ey sous celui de l’organodynamisme.

Pour la psychiatre et psychanalyste Piera Aulagnier, la psychose correspond à une organisation psychique. En outre, une grande variété de maladies liées au système nerveux central, causées par des substances étrangères ou des problèmes physiologiques, peuvent produire des symptômes de psychose. La psychose est constituée de plusieurs phases, et elle s’observe généralement à travers des troubles de comportement, et des troubles psychiatriques. Ainsi, le trouble fragilise la réelle perception des choses, l’individu a donc du mal à définir le vrai du faux, le réel de l’imaginaire. Une hallucination se définit en tant que perception sensorielle en l’absence de stimulus externe.

Des hallucinations sonores, en particulier lorsque le patient entend des voix inexistantes, sont des symptômes prévenant de l’arrivée de la psychose. Ces voix hallucinatoires peuvent parler au patient et impliquer de multiples intonations. Ces hallucinations auditives peuvent s’avérer perturbantes ou préoccupantes lorsqu’elles commandent ou ordonnent au patient. Le Hearing Voices Movement a été créé pour aider les individus qui entendent des voix, sans se soucier de leur état mental. La psychose peut impliquer des délires, certains d’entre eux étant de nature paranoïaque. Un délire désigne une fausse perception, ou croyance, que l’individu maintient sans aucune logique, et cette croyance peut être difficile à changer. Pour la déterminer, il est fondamental de rechercher les antécédents psychiatriques.

Les thèmes du délire, ce sur quoi il porte et qui frappe immédiatement à l’écoute d’un délirant : c’est son roman. La persécution n’est spécifique d’aucun délire et ne caractérise pas les délires paranoïaques. Le délire est dirigé vers un seul but ou une seule idée : postulat de base. Soit en réseau : extension à un nombre de plus en plus grand de personnes ou de secteurs d’activités. La réaction affective qui l’accompagne : l’investissement affectif conditionne les réactions auto ou hétéro-agressives du patient.

La catatonie décrit un état d’agitation profonde dans lequel l’expérience de la réalité est souvent inadéquate. La présentation classique définit un individu ne cherchant à établir aucun intérêt ou lien social avec le monde extérieur. Ce type de catatonie présente une flexibilité cireuse. La flexibilité cireuse désigne une flexibilité physique attribuée chez un individu catatonique immobile par un autre individu. Le deuxième type de catatonie définit une agitation profonde impliquant un comportement moteur excessif et sans but ainsi qu’une préoccupation mentale extrême gardant une perception de la réalité intacte. C’est une forme clinique de dépression, ou encore un désordre mental, qui, en s’installant dans le temps, conduit l’individu à un état de schizophrénie ou de psychose.

Le trouble de la pensée désigne une anomalie de la pensée consciente. Il est identifié par son impact sur la parole et l’écriture. Les individus affectés présentent une déconnexion et une désorganisation du contenu sémantique de la parole se manifestant également dans leur écriture. Le stress est connu pour contribuer et développer des états de psychose. Des antécédents d’événements psychologiques traumatisants, et une expérience récente stressante, peuvent contribuer au développement d’une psychose.