D’Asimov à Star Wars: Représentations politiques dans la science-fiction PDF

Amazing Stories, premier magazine de science-fiction américain. Mais il ne s’agissait alors que d’un usage isolé. Dans son essai intitulé On The Writing of Speculative Fiction, publié en 1947 dans Of D’Asimov à Star Wars: Représentations politiques dans la science-fiction PDF Beyond, l’auteur américain Robert A.


La science-fiction prend de plus en plus d’espace dans la culture populaire. Le phénomène planétaire que représente Star Wars, ou encore les séries télévisées iconiques telles Star Trek, constituent des preuves convaincantes de la popularité du genre. Comme toutes les formes d’art populaire, la science-fiction a le formidable talent de parler franchement de la société qui la con-çoit et la consomme. Qui plus est, parce qu’elle permet de voir ce qui pourrait être, elle se fait le miroir de nos craintes collectives les plus criantes ; elle est éminemment politique.

Les auteurs de cet ouvrage, des amateurs de science-fiction spécialistes de la politique, de l’éthique ou des technologies, se penchent sur les représentations politiques portées par des œuvres de science-fiction afin de faire ressortir les rapports de force et les relations de pouvoir — existants ou anticipés — qui s’exercent dans le monde occidental contemporain. D’Isaac Asimov à Andrew Scott Card, en passant par les superhéros de Marvel ainsi que les mondes de Star Wars et de Star Trek, et inspirés par ce qu’ont fait certains éthiciens et philosophes, les auteurs offrent un éclairage nouveau sur les enjeux sociaux, politiques et éthiques soulevés par la science-fiction.

Que nous disent ces interprétations de notre monde ? Quels avenirs projettent-elles ? Reflètent-elles les luttes réelles de pouvoir au sein de nos sociétés occidentales ? Que nous disent-elles sur nos craintes, nos inquiétudes politiques, nos dilemmes éthiques ? Comment interpréter les différentes visions du monde présentées dans ces œuvres ? L’ouvrage offre un portrait détaillé des liens entre les œuvres de science-fiction et la science politique.

Si le néologisme de Robert A. Heinlein connut un grand succès jusque dans les années 1960, le terme de science fiction s’est toujours maintenu comme référence. Exemple : Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley est un roman de type science-fiction. Si le mot anglais original s’écrit le plus souvent science fiction, le mot français s’orthographie avec un trait d’union : science-fiction. L’expérience de pensée : le récit de science-fiction est toujours un que se passe-t-il si ? C’est une fiction spéculative qui place les idées au même plan que les personnages.

La distanciation cognitive : le lecteur doit être embarqué dans un monde inhabituel. C’est notre monde disloqué par un certain genre d’effort mental de l’auteur, c’est notre monde transformé en ce qu’il n’est pas ou pas encore. Ce monde doit se distinguer au moins d’une façon de celui qui nous est donné, et cette façon doit être suffisante pour permettre des événements qui ne peuvent se produire dans notre société – ou dans aucune société connue présente ou passée. L’activité de compréhension du lecteur : elle fait suite à la distanciation. Les références à un bagage culturel commun : le vocabulaire et les thèmes de la science-fiction font partie d’une culture familière au lecteur qui lui permet de s’y reconnaître. La science-fiction peut être un matériau pour la prospective, puisqu’elle construit et diffuse des représentations de l’avenir. Elle aide les prospectivistes à imaginer les conséquences et implications des développements techniques.

La science-fiction est plus à l’aise dans l’exploration imaginaire et moins sujette à des préventions. La hard SF est une forme de littérature de l’imaginaire qui se construit autour de la science établie ou de son extrapolation prudente . L’expression fut utilisée pour la première fois en 1957 par P. Schuyler Miller dans un compte-rendu de Islands of Space de John W.

Ce genre est représenté par exemple par les œuvres de Arthur C. Clarke, Stephen Baxter et Greg Egan. Article détaillé : Voyage dans le temps. Le voyage dans le temps peut être un genre à part entière, ou l’un des thèmes d’une œuvre. L’uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. Un exemple est Le Maître du Haut Château de Philip K.

L’appellation cyberpunk est apparue dans les années 1980. Les récits de space opera articulent leur intrigue autour de voyages interplanétaires ou interstellaires. Une part non négligeable de ces récits relève également de la science-fiction militaire. Ces récits, où la possibilité des déplacements à très longue distance est centrale, permettront le développement du thème d’empire interstellaire ou galactique. Les récits qui mêlent à des univers de space opera certains éléments typiques de la fantasy : magie, quête initiatique, atmosphère de conte. La trilogie d’Helliconia en est l’exemple canonique.

Article détaillé : histoire de la science-fiction. De nombreux aspects, comme les raisons sociales, économiques, culturelles de son développement dans tel pays, n’ont pas fait, ou très peu, l’objet d’études approfondies. Les études de la science-fiction en tant que littérature à part entière sont également peu nombreuses. De même que par un débat sans fin on tente de définir la science-fiction, ses historiens ne sont pas toujours d’accord sur les origines du genre, et c’est un poncif de l’histoire de la science-fiction que de rechercher ses origines dans les écrits les plus anciens . Ses voyages extraordinaires auront une très longue postérité.