CRETE TOMBEAU PARAS ALLEMANDS PDF

Parachutistes allemands largués sur la Crète. 4 000 paras allemands sont tués, et 500 capturés. Malgré la victoire, aucune opération aéroportée d’envergure ne sera plus lancée par les Allemands jusqu’CRETE TOMBEAU PARAS ALLEMANDS PDF la fin de la guerre.


Le 1er novembre 1940, un convoi de vaisseaux britanniques jette l’ancre dans la baie de la Soude. Le 12 novembre 1940, Hitler donne l’ordre à ses troupes de prendre possession de la Grèce en employant massivement les forces aéroportées et aériennes. Hitler donne des directives ultra-confidentielles aux responsables de ses troupes aéroportées pour s’emparer des points d’appui britanniques sur les îles grecques. Le commandement militaire unifié de la Crète, basé à La Canée, charge les milices locales d’empêcher par tous les moyens l’atterrissage des parachutistes allemands ainsi que l’approche par l’ennemi des aérodromes et des avions. Le 25 avril, la 5e brigade néo-zélandaise forte de 5 000 hommes débarque en Crète.

Le 29 avril est marqué par l’arrivée en Crète du général néo-zélandais Freyberg, combattant célébré de la Grande guerre, décoré de la croix de Victoria en 1916, vingt-sept blessures, grand costaud sympathique, sociable, très simple et adulé de la troupe. C’est un héros national en Nouvelle-Zélande et un ami de Churchill depuis 1914. Freyberg prend en main la Creforce, ensemble disparate des unités réfugiées dans l’île : Australiens, Néo-Zélandais, Écossais et Gallois, soit vingt mille hommes dont une moitié seulement de troupes de combat. Ils ont perdu en Grèce leurs unités d’appui et de soutien, en particulier l’artillerie, les transmissions, le train des équipages. Chiffrés par Enigma, les plans d’invasion de la Luftwaffe sont transmis de la IVe flotte aérienne au VIIe et XIe corps aériens et à la 7e division parachutiste. Chaque synthèse est montrée une seule fois à Freyberg, avant d’être brûlée par Sandover.

Les quelques opérations aéroportées allemandes de mai 1940 relèvent d’une aide intégrées aux opérations militaire et non d’opérations à part entière. Aux Pays-Bas, la Luftwaffe avait essuyé de lourdes pertes. Aussi, il n’y a aucun précédent dont Freyberg aurait pu tenir compte. Le 14 mai 1941 commencent, conformément au plan d’opération, les bombardements systématiques, par l’aviation allemande, de la Crète, en vue de préparer l’attaque. Le 15 mai 1941, Freyberg déclare être prêt à défendre la Crète. Sous condition d’un soutien efficace de la marine, précise-t-il, il arrivera à tenir l’île. Le 16 mai 1941, un avion de reconnaissance Henschel Hs 126 est abattu aux environs de Rethymnon.

Les Allemands engagent deux divisions d’élite. Précision importante : les parachutes allemands n’ont pas d’élévateurs sur les parachutes. Incapables de diriger leur descente, les hommes se balancent au bout d’un anneau accroché au harnais, entre les deux épaules. Les paras ne sont armés que d’un pistolet lors de l’atterrissage. Une fois au sol, ils se précipitent sur les containers qui contiennent fusils, pistolets-mitrailleurs, mitrailleuses et munitions. A l’inverse, les soldats portés par planeurs sont complètement équipés, mais ils doivent s’extraire, à moitié assommés, des carlingues de leurs engins souvent ciblés par des tirs concentrés. De plus, les Junkers 52 qui transportent les chasseurs alpins sont lents et vulnérables, particulièrement pendant l’approche et l’atterrissage.

Lorsque les transports allemands apparaissent, Freyberg flegmatique observe :  Dead on Time ! Ce sera sa seule allusion à la source Ultra. Seuls Freyberg et son Special Liaison Officer savaient le jour et l’heure de l’assaut. Freyberg a donné ses ordres aux commandements locaux, ses moyens de liaison ne lui permettent pas de coordonner la défense.

La matinée commence par une hécatombe de parachutistes. Malgré les pertes, les assaillants s’organisent. 100 mm, quatre de 75 mm, mais aucun moyen anti-aérien lourd. Quatre bataillons grecs très faiblement armés sont gardés en réserve afin de défendre la ville. Les deux bataillons australiens sont parfaitement placés et camouflés de chaque côté de l’aérodrome.