Correspondance générale : Etablie à partir des Archives d’Argenson. PDF

Recueillies par Pierre Champion et Michel François, publiées par Jacqueline Boucher. Plus de 800 lettres conservées couvrent correspondance générale : Etablie à partir des Archives d’Argenson. PDF derniers dix-huit mois du règne de Henri III, l’une des périodes les plus tragiques de l’histoire de France. La huitième guerre de Religion s’étendait à tout le royaume, le souverain était chassé de Paris, l’État s’effondrait.


Cette Correspondance, particulièrement riche et abondante, tirée des précieuses Archives d’Argenson, constitue uni témoignage de premier ordre sur la vie et la pensée du XVIIIe siècle, autour du philosophe Dom Léger-Marie Deschamps et de son protecteur, disciple et ami, le marquis Marc-René de Voyer d’Argenson. Ce qui nous est offert ici forme une vaste fresque, où la parole est redonnée aux hommes et aux femmes de ce temps : ils mettent eux-mêmes en scène leur réalité, dans le cadre du château des Ormes, sur les bords de la Vienne, aux confins du Poitou et de la Touraine, mais aussi à Paris, Londres, Munich, Bruxelles, Naples, Saint-Pétersbourg, en Corse, ou à Constantinople… Ils reviennent. parmi nous, leurs discours, vifs et directs, nous sont livrés, vierges de commentaires décalés. Ils y exposent tour à tour leurs idées, leurs projets. leurs soucis, leurs maladies, leurs joies, leurs peines, leurs rires et leurs pleurs. On voit. au fil des années et des événements, s’esquisser puis se préciser les caractères et les personnalités. s’élaborer les destinées. Cet ouvrage rassemble une somme, presque entièrement. inédite, de lettres, de mémoires, d’écrits d’une grande diversité, émanant de personnes connues ou inconnues, célèbres ou obscures ; il propose aux chercheurs, comme à tous les curieux du passé, une source documentaire d’une exceptionnelle qualité. Il permet non seulement d’approfondir et de mieux connaître la vie et la philosophie de Léger-Marie Deschamps- qui est encore trop largement méconnu, mais aussi de comprendre comment ce génial précurseur des grands courants actuels de la pensée interrogative occupe une place singulière parmi les philosophes des (lumières, avec lesquels il entretenait des relations épistolaires suivies, dont la lecture ne laisse pas de susciter notre curiosité, notre étonnement et souvent notre admiration. Les plus grands noms de l’époque se retrouvent devant nous: Rousseau, Helvétius, d’Alembert, Voltaire, Diderot, le marquis de Sade, Sénac de Meilhan, et bien d’autres; nous sommes conviés à leurs controverses avec Deschamps; son œuvre subversive, de portée universelle, rebondit dans notre temps, après plus de deux siècles d’un quasi oubli. Sa dialectique, profondément novatrice, des contraires et du contradictoire, du positif et du négatif, de l’un et de l’unique, du Tout et de Tout, dévoile comment s’apparaît à elle-même l’Existence. Cette voix, intensément actuelle, surgie du XVIII e français, invite la pensé à rien de moins qu’à refonder tout ce qui a’ été pensé depuis les origines. Je ne nie aucun système, dit-il, je ne fais que les épurer tous.  » La Correspondance générale de cette « Académie des Ormes » – à laquelle les deux joies les Lettres sur l’esprit du siècle et La Voix de la Raison contre la raison du temps, œuvres publiées de son vivant, et sous l’anonymat, par Deschamps – exprime non seulement la vigueur de l’activité intellectuelle, philosophique, littéraire et artistique au siècle des Lumières, jusque dans les provinces, mais également celle de la vie politique, sociale et économique d’une époque, qui est le véritable creuset de la nôtre.

L’exécution des Guise fut alors un coup de théâtre, suivi d’une volée de lettres où le roi n’invoquait ni la justice ni la vengeance, mais la légitime défense et la nécessité d’État. Les lettres les plus familières montrent enfin une personnalité sentimentale, rare au XVIe siècle. Le dernier Valois, incompris de ses contemporains, a prêté le flanc à la propagande contre son caractère et ses actions. C’est ce qui a rendu possible son assassinat et a brouillé son souvenir jusqu’à nos jours. A cet ensemble s’ajoutent plus de 300 missives complétant les précédents volumes ou de date incertaine, portant le total de l’édition à plus de 8 400 lettres. BROWN, « Réflexions sur Philippe le Bel ». TOUREILLE, « Violences de guerre et populations civiles : Un document inédit relatif à la famille de Jeanne d’Arc : la rémission royale de Jean de Vouthon ».

RICHARD, « Sic verba non valuerunt, nisi pro sponsalibus ? Publié par Kathleen Daly avec la collaboration de Gillette Labory. Mathieu Thomassin en 1456, le Registre delphinal porte les fruits de la longue carrière d’un officier dauphinois dans une période agitée par la guerre civile, l’invasion anglaise et le redressement de la monarchie française. Le texte est établi d’après l’un des trésors de la bibliothèque municipale de Grenoble, ms. S’y ajoutent des extraits du Breviere des anciens droys, honneurs et prerogatives du Daulphiné de Viennoys par le même auteur, qui aident à comprendre l’évolution de sa pensée politique et historique.