Condom (Histoire de la Seigneurie de) et l’Organisation de la Justice Dans Cette Ville PDF

Ses habitants sont appelés les Piscénois. Condom (Histoire de la Seigneurie de) et l’Organisation de la Justice Dans Cette Ville PDF l’Ancien cite l’oppidum latinum dans l’Histoire naturelle pour sa production de laines.


Cependant, en dehors de tout témoignage archéologique, on ne peut attribuer à Pézenas une origine antique. La crise de l’Empire allait plonger la ville dans une obscurité totale jusqu’aux temps féodaux. Agde, lieu de l’évêché, puis de Béziers, Carcassonne, Albi et Nîmes. L’église Saint-Pierre, mentionnée en 1189, prieuré de l’abbaye de la Chaise-Dieu, aujourd’hui disparue, était le centre de gravité de la cité. Entre 1131 et 1140, une commanderie du temple est implantée à Pézenas, isolée par un enclos fortifié, les bâtiments étaient répartis autour d’un cloître. En 1312, elle est affectée aux Hospitaliers de la Langue de Provence.

L’octroi de celles-ci, première décision de protection royale, va être à l’origine de la fortune de la cité. Les foires annuelles axées sur le commerce de laine et de drap, attirent les marchands, notamment Jacques Cœur après son installation à Montpellier en 1442, qui créa à Pézenas un comptoir. En effet en 1456 se tiennent pour la première fois les États Généraux du Languedoc qui garantissent une autonomie de la province, l’importance politique de Pézenas va durer plus de deux siècles. Avec l’arrivée et la présence des Montmorency comme gouverneurs du Languedoc pendant un siècle, l’influence de Pézenas continue de croître. Anne de Montmorency, puissant connétable de France, est promu gouverneur en 1526 pour avoir soutenu militairement et politiquement le roi François Ier. Cinquante et un ans plus tard, en 1614, son fils, Henri II de Montmorency, lui succède.

Les relations déjà tendues entre le Languedoc et le pouvoir royal rentrent dans une crise irréversible. L’appui de Gaston d’Orléans a été fatal à Montmorency. Gaston d’Orléans était entré en France les armes à la main, avait ravagé la campagne de la Bourgogne, du Bourbonais, de l’Auvergne sans parvenir à se faire ouvrir aucune place forte, il pressa Montmorency de le recevoir en Languedoc, celui-ci l’accueillit imprudemment. Gaston d’Orléans avait négocié avec le roi d’Espagne l’envoi en Languedoc d’un corps de troupes, ceci constituait un crime de lèse majesté. Le 1er septembre suivant, le gouverneur du Languedoc est battu et arrêté à Castelnaudary par l’armée royale. Richelieu combattait l’idée qu’un fils ou frère du roi, ou un prince du sang puisse troubler le royaume.

Louis XIII n’ayant pas de fils à cette date, Gaston d’Orléans était le prince héritier, destiné a lui succéder, il était donc impossible de l’atteindre. Il choisit de faire un exemple pour que personne ne se crut au dessus du châtiment et que le frère du roi ne puisse plus trouver de complice. Louis XIII décida donc de livrer Montmorency au parlement de Toulouse. Une commission extraordinaire du Parlement de Toulouse, présidée par le garde des sceaux Châteauneuf, juge et condamne à mort le rebelle pour crime de lèse-majesté comme le souhaite le cardinal de Richelieu. Après avoir demandé pardon à son souverain et rendu son bâton de maréchal et son cordon de l’ordre du Saint-Esprit, il est décapité à huis clos, le 30 octobre 1632 à Toulouse, sans que le roi Louis XIII ne lui accorde sa grâce.

La mort d’Henri II de Montmorency marque la fin de la lignée mâle des Montmorency. Ainsi la seigneurie de Pézenas reste sous l’influence de la puissante famille Montmorency. Condé, va être le maillon de la transmission de la richesse et du pouvoir de la Maison de Montmorency au profit de la Maison de Condé. Aux yeux des piscénois, Charlotte-Marguerite est l’héritière de la tradition des Montmorency, son action et sa gestion attentives de la seigneurie sont respectées. Les États généraux du Languedoc se déroulent à trois reprises à Pézenas. En 1622, la cour des aides de Montpellier, obligée de fuir devant l’émeute qui sévissait dans cette ville, se réfugia à Pézenas pour y tenir son assemblée. Après la tenue des derniers États généraux du Languedoc, en 1692, le déclin politique de Pézenas s’amorce.