Comprendre le nouveau monde de l’énergie: Economie d’énergie et efficacité énergétique : le monde de l’énergie 2.0 PDF

Qu’est-ce que le numérique peut apporter à l’écologie ? Sur la scène de Lift, le grand écran plongé dans le noir joue une étrange comprendre le nouveau monde de l’énergie: Economie d’énergie et efficacité énergétique : le monde de l’énergie 2.0 PDF. Plus précisément, c’est la musique des mises à jour des articles de l’encyclopédie collaborative mondiale.


Le début du XXIe siècle a été marqué par une formidable mutation du secteur énergétique. Ce nouveau monde de l’énergie se traduit chaque jour, non seulement par l’évolution des réglementations et des perceptions des décideurs politiques quant à l’efficacité énergétique mais aussi par des changements concrets sur le terrain, au travers d’initiatives publiques, entrepreneuriales ou associatives.

Dans ce livre remarquable qui a bénéficié de la collaboration des plus grands experts, et enotamment de Jean-marie Chevalier et Michel Derdevet, l’auteur dresse un tableau général du monde de l’énergie moderne, en faisant le point sur les grands défis et les grands enjeux géopolitiques et climatiques liés à l’énergie, et sur la question centrale du choix des énergies (avantages et inconvénients des différentes sources d’énergies fossiles, non renouvelables et renouvelables ; quel mix énergétique ?). La seconde partie de l’ouvrage aborde le thème, crucial, de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie, piliers de la transition énergétique en cours.

Parallèlement à cette étude de fond, ce maître-livre donne l’avis et les prises de positions de personnalités incontournables du monde de l’Energie 2.0 et de la transition énergétique en cours, qu’il s’agisse de chefs d’entreprises, de personnalités politiques fortement impliquées dans les questions énergétiques et environnementales, ou de dirigeants d’institutions publiques, syndicats professionnels ou associations. 

Image : Laur Fisher en vidéo sur la scène de Lift, photographiée par Ivo Naepflin. Changement climatique : les solutions individuelles ne suffiront pas ! Une plateforme de discussion en ligne où quelque 50 000 contributeurs travaillent ensemble pour sélectionner les meilleures propositions pour résoudre le changement climatique. Pour Laur Fisher, les solutions individuelles ne suffiront pas à adresser le problème climatique. Il faut imaginer des combinaisons de solutions.

Climate Collab est une plateforme qui sert à créer des stratégies pour proposer des solutions et estimer leurs effets. Image : page d’accueil de Climate Collab. Comme le soulignait Laur Fisher, depuis 40 ans que nous sommes conscients du problème climatique, nous n’avons pas fait d’avancées importantes pour réduire nos émissions de carbone. Or, ces 40 dernières années sont aussi celles du développement informatique et numérique. Oui, nous faisons face à des problèmes complexes.

Et pour les affronter, nous devons faire un pas de côté. Tous les indicateurs nous montrent que nous sommes en train de dépasser nos limites. Or nous sommes 7,3 milliards sur notre planète, bientôt 9 milliards. Et nous n’avons pas de planète de rechange.

Comment vivre ensemble sur la même planète ? Image : Daniel Kaplan de la Fing, photographié par Ivo Naepflin. L’entrepreneur et inventeur australien Saul Griffith, dans une conférence de 2007 pour la Long Now Foundation expliquait, avec force calculs, qu’il dépensait plus de 14 000 watts d’énergie par an quand il devrait n’en dépenser que 2000. Pour souligner ce que le numérique produit de plus concret, Daniel Kaplan évoque l’un des projets issus de Poc21, cette résidence d’innovateurs qui a travaillé à améliorer une douzaine de projets écologiques pour les présenter à la Cop21. Le projet Fair Cap a permis de concevoir un bouchon pour filtrer l’eau adaptable à n’importe quelle bouteille en plastique.

Un filtre mécanique imprimable en 3D réutilisable. Cette initiative a permis de rencontrer des personnalités originales, comme Laur Fisher. Mais ce n’est pas la seule, souligne Daniel Kaplan en introduisant l’intervenant suivant. Image : le bouchon Fair Cap. Pour y remédier estime Hilty, nous devons dématérialiser nos économies. Il nous faut produire plus de valeurs en utilisant moins de ressources. Nous allons devoir nous satisfaire de moins, ralentir, moins nous déplacer, et apprendre à bien mieux recycler les matériaux que nous le faisons.

Le numérique pourrait être un facilitateur pour résoudre ces défis, mais ce n’est pas encore le cas, parce que nous utilisons ces technologies de façon erronée. Image : Le professeur Hilty, photographié par Ivo Naepflin. Le problème est qu’en dépit de la loi de Moore, qui permet de démultiplier la puissance de calcul sur des puces de plus en plus petites, on utilise de plus en plus de matériel pour nos appareils. En 40 ans, on a accru la densité d’intégration des puces d’un facteur d’un million, mais force est de constater que cela n’a rien dématérialisé. L’efficience énergétique des processeurs a été améliorée d’un facteur de mille trilliards par rapport aux années 50, tant et si bien que si un des premiers ordinateurs portables des années 80 devait fonctionner comme un ordinateur portable d’aujourd’hui, il faudrait une centrale électrique pour en faire fonctionner un seul.

Cette amélioration spectaculaire doit être grandement relativisée du fait de la démultiplication de l’usage des technologies de l’information et de la communication. Hilty revient enfin sur la théorie de la progression vers des économies post-industrielles de Colin Clark, celui qui a classé l’économie en trois secteurs : primaire, secondaire et tertiaire. Cette théorie laissait à penser que la désindustrialisation allait nous conduire à la dématérialisation. En fait, le développement du secteur des services ne s’est pas accompagné d’une baisse de la production industrielle ou de la pollution.

Pour Hilty, la dématérialisation est pourtant le prérequis pour assurer la durabilité de nos sociétés. Au lieu de cela, il a conclu celle-ci sur 3 idées, 3 solutions, 3 visions qui m’ont semblé sortir du chapeau, et décorrelé de son analyse. Il a fallu attendre les questions du public pour que Hilty revienne trop rapidement sur la question des externalités. Des modalités qui nécessitent dès à présent d’innover en prenant en compte les situations du futur, celle où les coûts des matériaux et des énergies seront quoi qu’il en soit élevés. Le développement durable : c’est maintenant !