Cherchez l’erreur ! : Pourquoi il est profitable d’avoir tort PDF

Please forward this error screen to cloud1. Cherchez l’erreur ! : Pourquoi il est profitable d’avoir tort PDF forward this error screen to cloud1. Thomas de Leu pour orner l’édition des Essais de 1608. Les vêtements et décorations désignent le détenteur de l’ordre de Saint-Michel qui lui fut attribué en 1577.


Si vous ne vous êtes jamais trompé, n’ouvrez pas ce livre !
Vous seriez déçu d’apprendre que vous avez manqué
l’expérience la plus fondamentale de votre vie. « Si je me
trompe, c’est bien parce que je suis persuadé d’avoir raison » :
Kathryn Schulz part de ce paradoxe pour traquer avec humour
l’erreur dans toutes les circonstances de la vie – illusions,
croyances, théories, passions… Elle démontre que la
propension à se tromper est une condition de la pensée,
indispensable à l’avancée des connaissances. Contre toute
attente, l’erreur est même indissociable de nos qualités les plus
précieuses: l’empathie, l’optimisme, l’imagination, la
confiance, le courage. En bref, l’erreur nous rend meilleur.
Mais comment se fait-il que nous ayons tant de mal à admettre
nos erreurs ? Jusqu’où pouvons-nous considérer nos certitudes
comme fiables ? Quel bénéfice y a-t-il à reconnaître que nous
avons eu tort ? Pourquoi est-il inévitable et profitable de se
tromper ? Kathryn Schulz nous entraîne dans une enquête au
long cours, où les relations humaines et les faits divers ont
autant leur place que les événements historiques. On y
rencontre aussi Platon, saint Augustin, Descartes,
Shakespeare, Freud, Wittgenstein, ou encore Molière, Proust,
Coetzee, Philip Roth… Une analyse décapante de la nature de
nos erreurs et de toutes leurs implications. Au mieux, avoir
tort vous irritait; au pire, c’était un cauchemar. Désormais,
vous saurez qu’il est bon d’être faillible, que c’est même votre
génie !

Enfant puis adolescent éduqué par son père Pierre dans la ferveur humaniste et polyglotte, le jeune Michel Eyquem se mue en étudiant batailleur et aventureux menant une vie itinérante parfois dissolue. Probablement dès la fin mars 1578, il constate qu’il est victime de petits calculs urinaires, et en 18 mois, la gravelle, maladie responsable de la mort de son père, s’aggrave et s’installe durablement. Les Essais entrepris en 1572 et constamment continués et remaniés jusqu’aux derniers mois avant sa mort sont une œuvre singulière tolérée par les autorités puis mise à l’Index par le Saint-Office en 1676. Descartes, de Nietzsche et Proust à Heidegger.

Le projet de se peindre soi-même pour instruire le lecteur semble original, si l’on ignore les Confessions de saint Augustin :  Je n’ai d’autre objet que de me peindre moi-même. Saint Augustin dans ses Confessions retraçait l’itinéraire d’une âme passée des erreurs de la jeunesse à la dévotion au Dieu de Jésus-Christ dont il aurait eu la révélation lors d’un séjour à Milan. Jean-Jacques Rousseau cherchera à se justifier devant ses contemporains. Sorbonne, Montaigne souligne quand même que quiconque le lira pourra tirer profit de son expérience. Michel de Montaigne est issu d’une famille anoblie de riches négociants bordelais, les Eyquem. Soucieux de développer son influence et ses ressources, Ramon Eyquem devient fermier des revenus de l’archevêché de Bordeaux. Son père, Pierre Eyquem, premier de la famille à naître au château de Montaigne, en 1495, rompt avec le commerce et embrasse la carrière des armes.