Cabu passe aux aveux PDF

Cabu au Salon du livre de Paris, en 2008. Jean Cabut passe son enfance et son adolescence à Châlons-sur-Marne dans une famille catholique de cabu passe aux aveux PDF petite bourgeoisie.


De la fille du proviseur au Beauf, en passant par le grand Duduche, Catherine et l’adjudant Kronembourg, Cabu dit tout. Un récit impertinent, drôle, parfois indiscret, illustré par 250 dessins inédits en album dont une centaine inconnus que l’artiste avait gardés dans ses cartons. La vérité selon Cabu, plus ses quatre vérités : une bouffée d’oxygène dans un monde où règne le fric et la morosité. Un livre qui remplace la vitamine C et redonne goût à la vie. Les événements tragiques de janvier 2015 n’enlèvent rien à la fraîcheur du personnage et à la véracité toujours actuelle de ses propos. Son trait acerbe, en particulier dans Charlie Hebdo, cache un pacifiste humaniste dont le message lui survivra.

Il fait ses études au lycée Pierre Bayen. Inspiré par le dessinateur Dubout, il continue donc à dessiner sous le nom de J. Cabu s’émerveille devant le jazz de Cab Calloway, qui joue pendant les intermèdes des Harlem Globe Trotters en tournée de démonstration de basket-ball à Paris. C’est le début d’une passion pour le jazz et le swing, qui ne quittera jamais le dessinateur. Il doit interrompre sa vie parisienne lorsqu’il est mobilisé comme conscrit pour la guerre d’Algérie en mars 1958. Dix mois avant la fin de son service militaire, il est affecté à Bled, hebdomadaire militaire d’information. Le deuxième classe Cabut y dessine notamment la série La Fille du colonel et des historiettes brocardant la vie de la caserne et des jeunes appelés.

Il garde de cette période un antimilitarisme militant et une vision un peu anarchiste de la société qu’il transpose dans ses dessins. Démobilisé en 1960, il dessine dans différents journaux et soumet ses dessins dans de nombreuses rédactions qui en publient, dont Ici Paris et France Dimanche. Hara-Kiri étant provisoirement interdit par le ministère de l’Intérieur, en 1961, pour outrage aux bonnes mœurs, Cabu travaille avec René Goscinny qui le prend dans son équipe pour la nouvelle formule du journal Pilote. Cabu publiera également dans L’Enragé, journal éphémère de Mai 68 ne publiant que des caricatures. 94, daté du lundi 16 novembre 1970. Pierre Fournier, un an plus tard, c’est Isabelle Monin, la femme de Cabu qui le remplace à la tête du journal.

Cabu quitte le journal Pilote en 1974 avec le départ de René Goscinny. Cabu illustre le livre Les Juges kaki de Mireille Debard, secrétaire du Groupe d’action et de résistance à la militarisation, et Jean-Luc Hennig. Engagé par Jacqueline Joubert, Cabu apparaît également dans l’émission télévisée Récré A2, l’émission jeunesse phare des années 1980 dont la devise était :  Apprendre en s’amusant . En 1982, Cabu travaille pour les trois chaînes de télévision française FR3, Antenne 2 et TF1.

Accompagné de Siné, Wiaz et de Wolinski, Cabu illustre en direct les débats de l’émission sur une palette graphique. En 1986, il publie Le Nez de Dorothée, sélection de ses dessins pour Récré A2. Il rencontre un grand succès dans les années 1970-1980 et publie de nombreux albums. Il oriente alors son art vers la caricature politique en dessinant pour Le Canard enchaîné, à partir de 1982. Cabu décide de s’installer dans le quartier Saint-Germain-des-Prés en 1975 pour se rapprocher des clubs de jazz qu’il aime, et divorce d’Isabelle en 1976. En 1991, il est de l’aventure de La Grosse Bertha jusqu’à ce que Philippe Val et Cabu démissionnent du journal à la suite d’un différend avec le directeur de publication Jean-Cyrille Godefroy.