Broderie d’art PDF

Le boutis est un travail sur textile piqué et parfois rebrodé. Broderie d’art PDF terme s’applique principalement aux productions matelassées du sud de la France. On a donné au boutis de multiples étymologies.


Le plus souvent matelassées, elles commencèrent à être connues et appréciées par l’intermédiaire des croisades. Sicile avaient adopté le trapunto, un procédé de piquage et de bourrage réalisé sur deux épaisseurs de tissus. Ces étoffes étaient transformées par les mains des piqueuses qui utilisaient trois techniques : le matelassage, le piqué et le boutis. Cette superposition est quadrillée par des piqûres croisées, ce qui permet de se servir des parties encore bonnes d’étoffes usées. Les tissus utilisés sont le coton, le lin, le chanvre, la laine, la ouate ou la soie. Les motifs sont piqués en point de piqûre, point avant, point arrière, etc. Elle donne du relief aux motifs.

Pour cela il faut introduire du coton à tricoter entre les deux épaisseurs de tissus. De plus, il ne doit pas y avoir de trous visibles sur la face envers. Le plus vieux boutis connu est le Tristan quilt réalisé en lin et en coton vers 1395. Confectionné sans doute en Sicile, il narre en quatorze panneaux la légende de Tristan et Iseult. Désireux d’enrichir leur gamme textile, les négociants marseillais firent venir des artisans brodeurs siciliens. Ils s’installèrent non seulement à Marseille, mais ouvrirent des ateliers de couture à Nîmes, Avignon, Aix-en-Provence et Arles. Ce nouveau tissu, traité en piquage, révolutionna le marché.

La noblesse et la bourgeoisie s’arrachèrent ces toiles de coton peintes ou imprimées, décorées de motifs aux couleurs éclatantes et inaltérables, en dépit de leur prix élevé. Ce qui inquiéta au plus haut point les soyeux et drapiers de Lyon. Provençales se transmirent, de mère en fille, la technique et le boutis perdura dans l’univers féminin. Il s’éteignit en Provence et en Languedoc peu après 1870, et resta en sommeil pendant un siècle. Kathryn Berenson, Quilts of Provence, The Art and Craft of French Quiltmaking. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 27 décembre 2018 à 17:59.

Cela vient soit d’une erreur de votre part, soit du lien erroné qui pointe vers cette page. Merci de le signaler au sympathique webmestre de ce site. La Brodeuse, tableau de Franz Xaver Simm. La broderie est un art de décoration des tissus qui consiste à ajouter sur un tissu un motif plat ou en relief fait de fils simples, parfois en intégrant des matériaux tels que paillettes, perles voire pierres précieuses. Le point compté désigne toute forme de broderie où le motif se constitue en comptant une quantité spécifique de points sur une trame régulière, par opposition à la broderie libre.

Peut-être la forme la mieux connue de point compté s’appelle le point de croix. Dans les deux cas, il est important que tous les points se fassent dans le même sens. Dans un même ouvrage, les deux techniques peuvent être mélangées : la manière danoise pour les séries de point en ligne, la manière traditionnelle pour les points isolés. Le choix du tissu à broder se fait en fonction du résultat final souhaité et de la dextérité du brodeur. Les débutants préfèrent généralement une toile Aïda pour commencer, car elle offre une trame très régulière et un large maillage.

Les toiles Aïda sont disponibles en plusieurs couleurs, les plus communes étant le blanc et l’écru. Le point de croix peut également être réalisé sur un tissu standard, pour orner un vêtement le plus souvent. On utilise alors une toile  tire-fils , qui reproduit une trame légère. Le fil utilisé le plus souvent est le coton mouliné, présenté en bobinettes appelées  échevettes . Elles sont généralement composées de six fils de huit mètres de longueur. Plusieurs grandes marques proposent des fils, des toiles et des kits à broder, dont DMC et Anchor. De nombreux livres et magazines proposent des diagrammes à reproduire.

1991 de nommer  crucifiliste  le brodeur ou la brodeuse au point de croix. Les œuvres en point de croix peuvent également incorporer d’autres types de point compté pour compléter le motif, notamment le point arrière, fréquemment utilisé pour former des lignes minces pour circonscrire les formes du motif ou ajouter des formes délicates comme de petites lettres, des effets de mouvement, les moustaches d’un chat, etc. Il est réalisé sur un tissu de coton assez épais et lâche, appelé « buratto ». Les dessins représentent des feuillages, des grotesques ou des compositions géométriques. Le tracé se fait en deux temps, au point faufilure, puis au retour en changeant les points de manière à obtenir une broderie à deux lignes.

Une toile peinte à large maillage est remplie de petits points, de points de croix ou de demi-points pour remplir la grille peinte et devenir un tableau. Il s’agit d’un passe-temps masculin attesté dans la marine britannique. L’utilisation d’un seul brin, très souvent de soie, implique une charge de travail nettement supérieure. Cette forme de la peinture à l’aiguille implique que les deux faces soient strictement identiques d’où un travail totalement réversible.