Au vent des cyclones : Histoire des missions protestantes et de l’Eglise évangélique à Tahiti et en Polynésie Française PDF

La Polynésie française est un territoire non autonome relevant de l’article 73 de la Charte des Nations unies. Les campagnes au vent des cyclones : Histoire des missions protestantes et de l’Eglise évangélique à Tahiti et en Polynésie Française PDF’évangélisation et l’introduction de l’alcool achèvent la destruction des savoirs de chaque île.


Les dépressions tropicales et les cyclones sont des phénomènes d’une violence extrême et donc susceptibles de causer de lourdes pertes en vies humaines ainsi que de graves dommages particulièrement dans le monde fragile des îles. Depuis 1941 on a dénombré sur le territoire de la Polynésie Française ou dans la zone voisine une trentaine de dépressions et cyclones tropicaux. Parfois d’intensité faible ou modérée ils peuvent devenir très violents et causer de grands dégâts en raison des formidables énergies mises en œuvre par les forces de la nature. Mais la Polynésie a aussi connu des cyclones d’une autre sorte depuis qu’elle est entrée dans l’histoire du Pacifique. Les changements religieux, sociaux et politiques qui l’ont bouleversée ont été plus ravageurs encore que les phénomènes de la nature. Après sa découverte, la Polynésie a connu des épidémies foudroyantes, le mal vénérien, l’alcoolisme qui l’ont affaiblie plus encore que les luttes intestines. L’agression provoquée par les nouvelles cultures socio-religieuses, le mercantilisme éhonté puis la politique de prestige des grandes nations suivie par un colonialisme dominateur, tout cela a dénaturé le génie et l’identité polynésienne. La volonté d’assimilation totale de l’occupant a marginalisé la population autochtone dans son propre environnement. Le dernier changement et le plus grave fut celui provoqué par l’installation du C.E.P. (Centre d’Expérimentation du Pacifique). Les structures de base démantelées ont provoqué chez le Polynésien un raz-de-marée démobilisateur et un vide culturel profitable à un néo-colonialisme. Tout au long de ces deux siècles d’histoire et au milieu même des énormes difficultés rencontrées l’Evangile, accepté dès 1820, fut comme une source de renouveau, de stabilité et d’espoir pour les Polynésiens. Ils l’ont découvert comme un ordre possible d’entente et de paix au milieu même des changements qu’ils ont subis. Aujourd’hui, devant les situations totalement nouvelles, une dépendance absolue de son peuple aux options du pouvoir, des structures sociales construites d’après les formes du capitalisme international et anonyme, l’Eglise Evangélique pourra- t-elle rester fidèle à l’esprit de ses pères ? L’Espérance est au cœur de la foi.

La France impose progressivement son protectorat, à compter de 1842, contrant ainsi l’influence britannique. Il faudra attendre 1946 pour que les autochtones accèdent au droit de vote et 1957 pour bénéficier d’un premier gouvernement local. La Polynésie française est devenue aujourd’hui une collectivité d’outre-mer, bénéficiant d’une large autonomie par rapport au gouvernement métropolitain. Son axe principal de développement demeure le tourisme, reposant sur un patrimoine naturel et culturel exceptionnel.

L’hypothèse généralement retenue à l’heure actuelle est celle d’un peuplement de la Polynésie à partir du Sud-Est asiatique. Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, locuteurs des langues formosanes, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s’installer à Taïwan. Philippines en Nouvelle-Guinée et au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont vraisemblablement les premiers navigateurs de l’histoire de l’humanité. Société vers 300 de notre ère. Article détaillé : Histoire de la Polynésie française.

Tahiti n’est découverte qu’en 1767 par le Britannique Samuel Wallis, suivi en 1768 par Bougainville et par Cook en 1769. En 1880, Pomare V accepte de céder son royaume de Tahiti à la France. En 1940, les EFO rallient la France libre et un nouveau bataillon du Pacifique est formé. En 1957, les EFO prennent le nom de Polynésie française et bénéficient d’un statut plus autonome grâce à la loi-cadre Defferre.