Alexandre Ier : Le Sphinx du Nord PDF

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Petit-fils de Catherine la Grande, Alexandre Ier est dès son plus jeune âge un être double, ondoyant, mystérieux, déchiré entre ses illusions lumineuses et les dures réalités de l’heure. Pour monter sur le trône, en 1801, il enjambe le cadavre de son père, l’empereur maniaque Paul assassiné avec son consentement tacite. Rongé de remords, il voudrait se racheter en travaillant au bonheur du peuple. Mais de ses élans libéraux ne naissent que des décisions autoritaires. Le grand événement de sa vie est sa lutte farouche contre Napoléon, en 1805, puis en 1812. Alors, toute la nation russe se réunit autour de lui contre l’envahisseur. Après le désastre de la Grande Armée en Russie, il se croit investi d’une mission providentielle : détruire l’esprit du mal incarné par Napoléon et par les révolutionnaires de tout acabit. Soi-disant éclairé par Dieu, il institue une fraternité internationale contre les fauteurs de troubles en Europe, la Sainte-Alliance, et crée dans son pays une sorte de monarchie théocratique, patriarcale et policière. Tout ce qui en Russie pense, tout ce qui lit devient hostile au pouvoir. Autour de ce monarque oscillant entre mysticisme et frivolité, Troyat évoque magistralement les champs de bataille, les congrès et les salles de bal où se nouent intrigues sentimentales et politiques. Il fait vivre un personnage qui, par ses hésitations mêmes, nous semble peut-être plus proche, plus complexe, plus humain que ses deux illustres prédécesseurs : Pierre le Grand et Catherine la Grande.

Auguste-Édouard Mariette, entre 1860 et 1864, et William Matthew Flinders Petrie de 1883 à 1886. Les travaux ont été repris par Pierre Montet de 1929 à 1956. Le visage de l’antique capitale apparaît peu à peu, sortant des brumes d’un site longtemps considéré comme ingrat par les égyptologues, ne présentant que peu de vestiges monumentaux au contraire des sites proches du Caire ou de ceux, en bien meilleur état, de la Haute-Égypte. La découverte des tombes royales par Pierre Montet en 1939, changea quelque peu la donne.

On peut encore distinguer, aujourd’hui, les principales parties du temple grâce à la présence de ces grands obélisques qui marquaient les différents pylônes comme dans d’autres temples. Tous tombés au sol et couchés suivant une direction unique, ils pourraient avoir été abattus par un violent tremblement de terre durant l’époque byzantine. Ils forment, d’ailleurs, l’un des aspects les plus spectaculaires du site de Tanis. En réalité, les Tanites voulaient reconstituer la capitale du Sud, Thèbes, dans le delta du Nil, une copie en quelque sorte. Mais la ville ne trouva jamais la splendeur thébaine. Aujourd’hui, il n’en reste que des ruines dont celles d’un temple d’Amon avec des obélisques et des statues, ainsi que la nécropole royale et le temple de Mout. Les souverains lagides embellirent la cité qui devait être déjà un véritable musée en plein air tant elle comprenait de monuments déménagés, littéralement recomposés des anciens temples précédents sur le site ou importés des anciennes villes pharaoniques y compris de sites des environs du Caire.