1998-2008, une Decennie de Luttes Sociales PDF

Travailler mieux pour vivre mieux ! Pour ce qui est 1998-2008, une Decennie de Luttes Sociales PDF travail le dimanche payé double, je suis pour. Non au travail le dimanche ! Bien-être émotionnel au travail et changement organisationnel.


Dix ans déjà; dix ans seulement Dix ans de révoltes, de combats et d’espoirs. Selon les cas, parfois mais trop euphorisants et la plus part du temps, si terrifiants et révoltants. Luttes trop souvent abandonnées par la résignation, la lassitude et l’écrase du retour d’une droite pure et dur de l’ordre moral, de l’obscurantisme religieux de la prégnance du libéralisme et de l’absence d’utopies. Un site juridique indique sur internet que depuis vingt ans, plus de 300 lois et décrets liberticides ont été prononcés, nos espaces de liberté n’ont fait que de jour enjour, s’amenuiser…Après ce tour d’horizon, il est difficile de rester optimistes. Mais, fort de leur utopiste on sort de cet ouvrage, avec la conviction que les anarchistes-qui ne se sont jamais Iassés dans le passé et ne se lasseront jamais dans l’avenir de se battre pour le droit de vivre dignement, de jouir et de choisire la société qu’ils et elles désirent continueront à le faire « Joyeux et c’est pour ça que… sommes et resterons toujours debout « 

Leclerc : vidéosurveillance excessive des salariés, vie privée et données à caractère personnel. Les murs ont des oreilles ! Travail indépendant : santé et conditions de travail. Comment analyser la charge physique de travail ? Liberté d’expression dans l’entreprise pour Gattaz, c’est bosse, crève et tais-toi ! La France a le patronat le moins libéral du monde!

L’Europe et la santé-sécurité au travail : quels acquis ? C’est la reprise aux Etats-Unis ! Drame du Rana Plaza : trois ans plus tard, où en est-on ? Certains slogans imbéciles ont décidément la vie dure. Travailler plus pour gagner plus !

Réduire le travail à sa seule rémunération, c’est-à-dire à sa seule composante thermodynamique de fourniture d’énergie et de matière relève de l’imposture. Rien d’étonnant à cela puisque ceux qui nous rabâchent ce slogan sont des imposteurs qui pensent pouvoir subordonner leurs concitoyens à leur seule dimension pulsionnelle et hypothalamique. On pourra lire, avec beaucoup d’intérêt : « Le travail – Pourquoi travailler ». Et puis, et bien que ce ne soit pas le sujet, que dire des chiffres qui annoncent entre 1. 6 millions de travailleurs pauvres en France ?

Le travail possède bien sûr de nombreuses autres dimensions. Certaines sont plutôt bien définies ou circonscrites : contrat de travail, niveaux de rémunération, avancement, liens de subordination, etc. Le plus souvent et d’abord, ce sont des psychologues ou des ergonomes qui ont tenté de définir la notion de charge de travail. Les médecins du travail les ont maintenant relayés. La notion de charge de travail a très fréquemment une acception négative qui tourne autour de termes comme contrainte ou astreinte. La contrainte est souvent comprise comme l’exigence de l’entreprise en termes de but à atteindre.

L’astreinte est davantage comprise comme la charge de travail proprement dite, c’est-à-dire comme les effets du travail sur l’employé. Parmi les indicateurs précoces qui annoncent que les objectifs d’une entreprise sont par trop mal perçus par ses employés, bien avant que leurs doléances ne s’expriment par la perception de charges trop lourdes, trop mal définies, des objectifs peu clairs, de conditions stressantes, etc. On peut croire que les ergonomes, psychologues et médecins d’entreprise l’auront été. Très simplement et initialement, la charge de travail est un objectif de production ou de service à atteindre.

Le temps, les flux d’énergie, de matière et d’information sont les facteurs quantifiables qui sont d’abord mis en avant. On peut toujours calculer le temps nécessaire à la fabrication d’une pièce, la quantité de matière première dont on aura besoin, des flux d’approvisionnement qui alimenteront les chaînes de montage ou les ateliers, des savoirs-faire minima qui seront garants du niveau de productivité et des exigences de qualité attendus, etc. Dès lors, celle-ci n’est plus atteinte. Leurs conditions de travail se dégradent.