Étude critique des états dits pseudo-tumeurs cérébrales PDF

Furieux  traduit ici le grec paranoïaque. Il apparait en français en 1822. L’expression paranoïa hallucinatoire finit par disparaître et étude critique des états dits pseudo-tumeurs cérébrales PDF seconde paranoïa persiste seule sans l’épithète combinatoire. Unis, en utilisant deux adjectifs différents, paranoiac et paranoid.


Étude critique des états dits pseudo-tumeurs cérébrales / Dr Mohammed Saleh,…
Date de l’édition originale : 1912

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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Paranoiac est relatif à paranoïa, et paranoid ce qui ressemble à la paranoia mais relève de la schizophrénie. L’évaluation précise est difficile, car les descriptions classiques sont basées sur une continuité entre trait de caractère, personnalité et délire. La coupure entre variété normale et caractère pathologique reste indéterminée. La paranoïa est alors centrée sur un délire. La paranoïa est d’abord un caractère qui peut se situer dans les limites de la tolérance sociale ou s’en écarter notablement.

Ce caractère devient pathologique soit par le biais de certains troubles du comportement, soit par son association avec un certain type de délire chronique. Ils sont susceptibles de diverses complications. La méfiance : crainte et rancœurs à l’égard des autres, la susceptibilité démesurée, les soupçons et le sentiment d’être incompris et isolé. La fausseté du jugement : logique ne fonctionnant que sur des notions sélectionnées, tronquées, partielles ou partiales. L’inadaptation sociale : à terme, le paranoïaque ne peut plus s’adapter à son milieu. Il en résulte une fuite dans la solitude, ou des réactions antisociales, le plus souvent hétéro-agressive de façon symbolique ou réelle. Plusieurs sont qualifiés de timides, mais pas tous.

Chez ces personnes, l’excès de méfiance peut mener à la paranoïa, mais peut aussi favoriser un développement harmonieux. Repliés sur eux-mêmes, ils sont pourtant d’un abord facile et volontiers dévoués aux autres et philanthropes actifs. Ils ressentent la moindre sympathie comme absolue, et la moindre réserve comme une trahison. Toute amitié qui n’est pas inconditionnelle est vécue comme fourbe et déloyale. Ces idées délirantes peuvent, toutefois, être en accord avec certaines croyances communément acceptées socialement, mais une des caractéristiques du délire est que le malade y croit aveuglément, même lorsqu’on lui apporte la preuve qu’il se trompe. Le délire paranoïaque est caractérisé par le développement insidieux d’un système délirant durable, inébranlable, allant de pair avec la conservation de la clarté, de l’ordre dans la pensée, du vouloir et de l’action.